CHRONIQUE. La rentrée interroge la politique monétaire accommodante de la Banque nationale suisse, alors que le franc pourrait servir à financer l’endettement étranger. L’autorité helvétique pourrait devoir ajuster sa stratégie plus vite que prévu Malgré la canicule qui joue les prolongations, la rentrée scolaire marque la fin de la récréation. Ce ne sont ni les valeurs technologiques, ni énergétiques qui sont inquiétées mais plus directement les trajectoires des taux d’intérêt. Les taux de longues maturités, en particulier à 30 ans, s’ajustent finalement à un changement de régime d’inflation, plus résiliente, et à une prime de détention de dette de longue période: rien d’anormal, plutôt fondamental. A plus court terme, la désinflation importée, utilisée en début d’année pour quémander des baisses de taux d’intérêt aux Etats-Unis et en zone euro, préoccupe les investisseurs, qui réclament et anticipent cette fois des hausses de taux de la part des autorités monétaires. Risque d’inflation importée, qu’importe? Les banquiers centraux peuvent difficilement y faire face avec leurs instruments alors que, plus fondamentale, l’inflation domestique suit une trajectoire plus rassurante; pre